Skip to content

Qui sommes-nous ?

L’association Maurice Giuliani est de spiritualité ignatienne. En effet, elle fut fondée par le Père Giuliani, jésuite. Sous le nom alors d’Association de la Bienfaisance, elle devint Association Maurice Giuliani après le décès de son Fondateur, l’association est animée par une équipe de laïcs et une psychothérapeute ; notamment dans le Groupe Recherche. Elle est soutenue dans sa réflexion par un Père jésuite. La Province de France de la Compagnie de Jésus a signé une convention avec l’Association.

Notre vocation

Aujourd’hui encore, notre Association a pour but :

de former des personnes, des laïcs ou des religieux,

pour qu’ils accompagnent spirituellement dans la vie ou donnent les Exercices dans la vie,

Lire la suite

d'assurer une formation permanente

aux accompagnateurs spirituels, fondée sur leur expérience et la pédagogie ignatienne,

Lire la suite

de continuer la recherche culturelle et spirituelle

pour adapter la manière de faire d’Ignace à la demande du monde actuel, et pour favoriser la promotion des Exercices spirituels  dans la vie courante,

de faire connaître les résultats de cette recherche

par des Bulletins de liaison et maintenant une clé USB.

Lire la suite

Association Maurice Giuliani

Elle est née de l’expérience qu’a fait dès 1974, le P. Maurice Giuliani lorsqu’il a proposé les Exercices Spirituels de saint Ignace dans la vie.

Saint-Ignace de Loyola
Maurice Giuliani, fondateur de l'association

Je me rappelle mon étonnement lorsque, revenant en France après mes années romaines, j’ai été entraîné dans cette aventure. Une personne, puis une autre, puis plusieurs autres commençaient à entrer dans la dynamique des Exercices ; entrant et progressant dans la prière au fil des jours et des semaines, elles ne souhaitaient pas se soumettre au style d’une « maison d’Exercices », et même elles y répugnaient ; je les sentais pleinement ouvertes à l’Esprit de Dieu et c’est sans en avoir d’abord perçu toutes les conséquences que j’acceptais de les « accompagner » et que, dans cet accompagnement, je me référais à la « manière de procéder » du Père Ignace.
Si j’ai cherché à m’écarter du cadre considéré alors comme indispensable, ce ne fut pas pour appliquer une théorie, mais pour être fidèle à une expérience que je voyais se dérouler sans problème et même avec des fruits évidents ; et ces fruits étaient précisément ceux que j’avais appris à déceler autrefois au cours de retraites dites « classiques ».

Extrait de « Un regard sur les vingt ans de l’Association » par M. Giuliani, Bulletin n°40, p.2

En 1977 il crée l’Association de la Bienfaisance, ainsi nommée alors parce que située rue de la Bienfaisance à Paris et maintenant Association Maurice Giuliani, du nom de son fondateur.

Dès les origines de l’Association, son désir et sa volonté sont de former en priorité des laïcs à l’accompagnement spirituel pour qu’à leur tour ils puissent accompagner ceux et celles qui désirent « ordonner leur vie » au service de Dieu, tant par l’accompagnement spirituel dans la vie courante que par l’accompagnement des Exercices dans la vie donnés dans « la fidélité au but et à la méthode d’Ignace »

(Avant-propos du livre L’expérience des Exercices spirituels dans la vie)

Spiritualité ignatienne

En 2002 le Père Giuliani définissait ainsi la spiritualité ignatienne
dans le numéro 99 de la Revue de Spiritualité Ignatienne :

Le dieu dont Ignace cherche sans cesse à « faire la volonté » n’est pas atteint au terme d’un itinéraire d’épreuves et de « nuits ». Il se révèle comme une force créatrice à laquelle il demande de collaborer en esprit d’humilité mais aussi d’initiatives et d’action. Partageant la faiblesse du Christ, le chrétien, à travers sa propre faiblesse, fait alors sien le désir fou de Dieu d’une société fondée sur l’amour et se livre totalement à ce service qui l’ouvre à tous les secrets de Dieu. C’est ainsi qu’il devient « contemplatif dans l’action ».
La vision qu’Ignace place au début des Exercices présente d’un même regard le Créateur et la créature, l’un et l’autre entraînés dans le même mouvement d’amour en Dieu qui, par son Fils, s’offre aux hommes de manière absolue, l’homme répond de manière absolue par le don total de lui-même. il n’y a plus ni sacré ou profane, ni nature ou surnaturel, ni mortification ou oraison, parce que c’est le même Esprit qui fait « aimer Dieu en toutes les créatures et toutes les créatures en Dieu ».
Vue optimiste ? En réalité vue de foi qui situe l’homme à chaque instant dans le présent qui lui est offert et le constitue dans son être spirituel.

Il reste que, en l’homme, la déviation de l’amour est toujours possible. Comment la clarté de l’action de Dieu, se demande Ignace, peut-elle s’obscurcir autant dans la conscience ? Et il propose des « règles pour discerner » les mouvements qui traversent le cœur. En cela, il n’est pas novateur, car le contenu des règles faisait déjà partie de la sagesse traditionnelle. Mais, pour lui, le « discernement des esprits » est mis au service de la décision, c’est-à-dire de l’acte libre par lequel l’homme engage sa vie et la maintient fidèle tout au long de son existence, quelles que soient les conditions de vie.

Nous touchons là un point où se manifeste le plus clairement l’originalité de la spiritualité ignatienne, résumée dans le titre même des Exercices : « Chercher et trouver la volonté de Dieu dans la disposition de sa vie ». Sans doute y a-t-il des moments où s’impose la nécessité d’un choix de grande importance. Mais, dans l’ordre de la fidélité à Dieu seul, il n’y a pas de petites décisions. Tout acte libre est le lieu de la rencontre avec Dieu, comme tout accueil du temps présent est une nouvelle découverte de l’action de l’Esprit : le discernement se fait à partir du présent, dans sa complexité ou sa simplicité. On se pose des questions qui font apparaître les possibilités ou les erreurs et qui permettent de découvrir dans le concret de sa vie quelle est la volonté de Dieu.

La spiritualité ignatienne ne se définit donc par aucune formule-cadre : elle ne conduit ni à la pratique d’une vertu, comme la pauvreté ou l’obéissance, ni à un type d’apostolat, comme la présence aux malades, aux mourants, à telle catégorie sociale. Mais elle fait atteindre au coeur même de la mission universelle de l’Eglise et elle prépare pour cette mission des hommes et des femmes qui se veulent, par la grâce de Dieu, pleinement libres et disponibles.